09 septembre 2008
Jesus VS. Philo : 4th round

Mon étude de la philosophie actuelle consiste à la lecture et l'analyse détaillée de l'Ethique de Spinoza. Dans celle-ci, on y découvre l'auteur, incapable d'accepter son incapacité à comprendre le Dieu chrétien, et qui essaie de démontrer que Dieu est en fait totalement intelligible, qu'il n'est qu'une substance infinie, et que toutes les choses existantes ne sont que des modes de cette substance. Une des choses qui me frappe le plus est ce qui semble motiver cette démarche. Spinoza ne crée pas une philosophie à partir de la stricte observation du monde, mais il semble bien d'avantage le faire par opposition à une conception chrétienne de Dieu qui fixe des limites à l'entendement humain, et il ne fait presque aucun doute que c'est de la frustration qu'il éprouve face à cette limitation de son potentiel. Il décide donc de créer une philosophie dans laquelle Dieu est totalement compréhensible, dont l'idée est pleinement accessible à l'homme. Comment alors prétendre une plus grande légitimité de la philosophie de Spinoza sur le christianisme, alors que celle-ci c'est construite sur le christianisme, et reflète en partie les affects d'une personne particulière ?
Cette seule légitimité vient du fait que cette philosophie ne force pas à l'humilité, ne montre pas les limites de l'homme, mais au contraire fait "expérimenter que nous sommes éternels". Et l'humilité que lon prête à Spinoza dans ses biographies, "modèle de douceur et d'humilité" selon la collection du monde de la philosophie, n'est sans doute qu'une compensation, la seule vanité que cherchait Spinoza était celle de l'esprit, et une fois trouvée dans sa philosophie, il n'était nul besoin de la chercher ailleurs. Cette douceur est donc une vitrine cachant une incapacité à l'humilité de reconnaitre ses limites intellectuelles.
Le Christ, lui, appelle à une humilité totale, et en particulier face à Lui. Ce n'est pas un rabaissement masochiste, une négation de l'être, stitue le plus clair de son activité intellectuelle, mais une humilité qui recune haine du moi, comme l'avance un Michel Onfray souvent bien mal
renseigné sur le christianisme pour un philosophe dont le combat de
cette foi cononnaît que l'homme est pécheur, et que le Christ, qui est le seul humain à avoir mené une vie sainte et exempte de péché, nous appelle à le suivre et à ne pas justifier par des artifices de la pensée des actes mauvais et moralement injustifiable.
Si la philosophie nous aide à maîtriser parfois notre potentiel humain, il est nécessaire que la foi impose des limites à ce potentiel, afin de nous préserver de la prétention.
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